Chef de projet MOA

Charlotte D

Promo 2013. Je suis chef de projet MOA, rattachée à la direction. Je suis en charge de l’avant-vente.J’aide le client à rédiger son cahier des charges, je fais une étude de ses besoins et de ce qui est déjà en place. Je veille à développer le projet pour qu’il réponde aux besoins du client.

Entretien avec Charlotte DEHOUVE, Chef de projet MOA chez IP SOFTWARE, promotion 2013.

Je viens d’intégrer IP SOFTWARE, une entreprise de douze personnes qui évolue dans le secteur de la Gestion Electronique de document. Nous effectuons à la fois du conseil aux entreprises qui veulent s’équiper  en GED et le développement de tels outils. IP SOFTWARE travaille principalement en liaison avec des documentalistes, des professionnels de l’information et des bibliothécaires. Nous travaillons également avec TF1.

J’ai eu connaissance du poste par le site d’une association professionnelle, et je l’ai obtenu car mon parcours correspondait à leurs attentes, notamment l’apprentissage que j’ai effectué lors de mon passage à l’EBD.

Je suis chef de projet MOA, rattachée à la direction. Je suis en charge de l’avant-vente. Avec un commercial, j’aide le client à rédiger son cahier des charges, je fais une étude de ses besoins et de ce qui est déjà en place. Je peux également, si l’offre d’IP SOFTWARE a été retenue, aider à développer le projet pour qu’il réponde aux besoins du client. Dans le cas où des demandes spécifiques apparaissent par la suite, je fais le lien entre le client et les développeurs. J’effectue également des formations aux utilisateurs une fois le produit installé. Je suis également en charge de traiter les retours des utilisateurs.

J’ai donc plusieurs types de publics : les développeurs, les utilisateurs, et les clients. Je suis peu confrontée au manque de visibilité de nos métiers.
 

VOS PRATIQUES PROFESSIONNELLES  


Mon poste a pour objet de gérer plusieurs projets à la fois.

Mon métier nécessite d’être ouvert, curieux et d’être très attentif aux utilisateurs : Comprendre leurs attentes, avoir une bonne qualité d’écoute. Je n’ai pas eu besoin d’une formation complémentaire, mais il est clair que ces compétences se développent aussi avec l’expérience.

Je travaille avec les commerciaux, les développeurs et les autres consultants MOA. Cependant, et bien que mon supérieur hiérarchique soit documentaliste de formation, je suis seule experte en la matière sur un projet. J’ai peu de contact avec les prestataires.

L’avantage du poste est la variété des projets. Il n’y pas de routine, pas le temps de s’ennuyer. Il faut toujours se remettre en question, réfléchir à comment on peut améliorer le produit, car la concurrence est assez rude. L’inconvénient est incontestablement la charge de travail aléatoire.



VOTRE ITINERAIRE PROFESSIONNEL


Je suis de la promotion 2013 de l’EBD. Le diplôme de Gestionnaire de l’information est mon diplôme le plus élevé, je suis de niveau BAC+4. C’est mon troisième poste depuis la sortie de l’EBD. J’ai auparavant été technicienne documentaliste chez KANTAR MEDIA, où je faisais de l’indexation, et j’ai ensuite été ingénieure d’étude à l’INRA. Ce poste était différent de celui que j’occupe actuellement, mais il m’a apporté une expertise dans la gestion de base de données qui m’est utile.

Le fil conducteur qui m’a amené à mon poste actuel est la gestion de projet. Lors de mon apprentissage, j’ai eu l’occasion de mener à bien un projet documentaire de bout en bout, et j’ai donc pu toucher à toutes les phases de celui-ci car mon tuteur, non-documentaliste de formation, était avant tout expert en gestion de projet.

La formation à l’EBD m’a apporté de la rigueur. Les cours collaient parfaitement aux tâches qui m’ont été assignées lors de mon parcours. Cela m’a permis de toujours avoir une ligne, une direction, et j’ai aussi pu bénéficier de la renommée de l’école. Tout le monde dans le métier connaît l’EBD.

 

LES EVOLUTIONS DU METIER


 Avant d’entrer à l’EBD, je n’avais pas vraiment de vision des métiers de l’information, et j’ignorais les méthodes de conduite du projet. Ce sont des métiers un peu inconnus, mais indispensables aux entreprises pour bien se développer. Je sais maintenant à quel point un besoin existe pour ces compétences, notamment pour structurer l’information.


Dans les années qui viennent, je pense qu’il faudra se tourner de plus en plus vers les nouvelles technologies. Il sera également important de se faire connaître plus, se renouveler et communiquer.

Venant juste de sortir de l’école, j’ai peu de recul. Je vais un peu aux salons professionnels, et fais de la prospection. Je regarde également beaucoup ce que font les autres.

J’ai de grandes possibilités d’évolution dans mon entreprise. Etant donné sa taille, je vais probablement toucher à toutes sortes de tâches, mais je n’aurai probablement pas la possibilité de me déplacer géographiquement.