Consultant en e-reputation

Julien S

Promo 2013. La formation à l’EBD a fait la différence avec les profils "com" lors du recrutement !


Je travaille dans une agence de communication, sur la réputation de deux clients. Je surveille leur présence sur le web, en particulier les réseaux sociaux; puis l’actualité du web, les agences rivales et leurs clients, les opérations de communications.

Quelles sont vos activités (principales, secondaires).. et dans quel environnement ?

On fait des « tours» quotidiens sur nos outils de veille. Nos produits se déclinent en  : veilles quotidiennes,  bilans mensuels ou trimestriels,  études qualitatives et quantitatives ,  réponses à des appels d'offres ponctuels (des clients potentiels demandent des infos et si il y a matière, peuvent devenir clients). La veille  pratiquée est centrée sur les réseaux sociaux (cœur de l'activité) alors qu'à l’EBD, elle est plus institutionnelle.
Nous améliorons en continu  nos pratiques pour faire évoluer les activités et la méthodologie.
Au sein de la filiale « Net intelligenz », il y a quatre pôles qui travaillent ensemble : Le pôle veille, le pôle « planning stratégique (campagnes digitales, publicité, communication sur les réseaux sociaux), le pôle RP (relation presse) et le pôle création de contenus (publications sur les réseaux sociaux).

Les outils :

Nous surveillons beaucoup les nouveaux outils de veille qui sortent et Skype nous permet de nous tenir au courant . Très souvent des fournisseurs, éditeurs ou utilisateurs nous présentent de nouveaux outils.

* Website watcher (tours quotidiens)

* Talk walker (monitoring pour traquer tout ce qui se passe sur internet. Meilleur outil que le 1er)

* Sysonos (pareil mais contient un moteur de recherche qui permet la recherche avancée. C’est plus pour le long terme)

* Outils gratuits : Topsy (statistiques sur Twitter), Shared count (pratique car on rentre un lien et on peut savoir combien de fois il a été partagé, liké,…), Radian six (ne l’utilise pas)

* Certains utilisent aussi Factiva et Europresse

Compétences (techniques, connaissance du secteur, relationnelles…)  nécessaires à l’exercice 

* L’esprit de synthèse, capacité à traiter un grand nombre d’information rapidement, assimiler rapidement une information sur un sujet qu’on ne connait pas, trouver des termes qui se répètent.

Quels sont les avantages et inconvénients du métier, votre fonction vous semble-t-elle valorisée ?

Les avantages : Travailler dans une agence permet de cotoyer plusieurs clients et de ne pas travailler  pour un seul. L’équipe est dynamique et jeune. Ce n’est pas un travail figé. C’est stimulant car on enchaine des grosses périodes, des crises et on se met au défi.

Les inconvénients : La communication est un créneau intéressant mais pas assez mis en avant à l’EBD. Pourtant les agences seraient demandeuses de gens comme nous.
Il ya beaucoup de charge de travail, des périodes d’activité variables avec parfois des horaires irréguliers. Il faut pouvoir se déplacer (environ une fois par trimestre ) sur le siège de l’entreprise cliente.

Valorisation de la fonction

L’intitulé du poste c’est toujours un peu compliqué : « Veille » les gens ne connaissent pas trop, c’est pas très « sexy ». La relation est parfois un peu tendue entre les veilleurs et les personnes des autres services qui sortent des écoles de communication. Il y a un certain complexe d’infériorité du veilleur ou de supériorité des autres.

Aujourd’hui  la veille c’est « un produit qu’on vend, il faut donc montrer qu’on fait bien son boulot ». « Il faut donner une vision des évènements à la personne qui a peu de temps pour lire et qui veut comprendre en peu de temps. Lui expliquer quel est le sentiment général, donner le feeling de ce qui se passe. ». « Ce n’est pas uniquement de trouver la bonne information, ce n’est pas juste un travail de recherche mais aussi de synthèse".

Il faut gérer un grand nombre d’information, la notion de temps est différente de celle de l’école : il faut justifier le pourcentage de temps par client car il y a une rentabilité attendue.

Evolutions du  métier

On parle beaucoup du « Big data », il faut gérer de plus en plus d’informations qu’on ne peut plus traiter « à la main », cela implique d'utiliser d'autres outils qui construisent des graphes. Face à de gros volumes de données, il faut mathématiser les solutions, utiliser des algorithmes, des statistiques .Attention à toutefois garder de « l’humain » . Les veilleurs ont un savoir que ne possèdent pas les algorithmes : une analyse qualitative.  Ils peuvent donner des points de vue privilégiés, cette capacité est précieuse dans ce métier.