Documentaliste audiovisuel

Un documentaliste audiovisuel  est :
  • un gestionnaire de base de données d'images fixes ou animées, avec ou sans fonds sonores (images d'actualité, images patrimoniales...)
  • un recherchiste, au service d'usagers variés (réalisateurs, éditeurs, service de communication...)
Différentes appellations
 
 
Le métier de documentaliste audiovisuel correspond à différentes spécialités ayant trait à la recherche, la gestion et la diffusion d’image fixe ou animée.
  • Métier de la gestion d’image :
    Photothécaire / Gestionnaire de fonds photographiques
    Vidéothécaire  / Documentaliste audiovisuel / Gestionnaire d’archives audiovisuelles
  • Métier de la recherche d’image :
    Iconographe recherchiste (groupe de presse, agence photo, agence publicitaire)
Secteurs d'activité
 
 
L'image jouant un rôle de plus en plus déterminant en tant que vecteur de communication et de sens, le documentaliste audiovisuel est recruté tant par les entreprises qui souhaitent garder la mémoire visuelle de leurs activités et de leurs productions, que dans les medias et la publicité qui utilisent l'image à des fins d'illustrations et de promotion.
 
 

Missions et activités

 
 
Le documentaliste audiovisuel est chargé de : 
  • gérer un fonds d'images fixes ou animées (photographie, dessin, tableau, film...) ouvert ou non au public
  • rechercher, dans toutes les sources accessibles, des images de toute nature qui peuvent être reproduites pour illustrer ou accompagner une nouvelle production (livre, magazine, catalogue, publicité, exposition, site web...)
  • faire le nécessaire pour rendre techniquement et juridiquement possible la reproduction et la diffusion des images.
 
Ses principales activités :
  • Conception, mise en place et diffusion des fonds d'images fixes et animées
  • Identification des sources d'information (agences, photographes, musées, banques d'images...) et sélection des images dans ces sources
  • Acquisition, identification, analyse et gestion des documents
  • Recherche et fournitures d'images fixes et animées aux utilisateurs
  • Etude des attentes du client, du budget, du format de restitution, élaboration du cahier des charges, gestion commerciale 
  • Identification des ayants droits, négociation des droits de reproduction ou de diffusion
  • Valorisation du fonds documentaire (accueil du public, conception de supports de communication interne et externe, de site web, de portails mettant en ligne des photos, publication d'une newsletter, organisation d'exposition...)
  • Organisation de conditions de conservation pérennes (sauvegarde,  migration des fonds vers le numérique...)

Compétences, aptitudes et outils

Les savoirs-faire
  • Sélectionner les formats et standards qui permettent de conserver et diffuser un fonds audiovisuel
  • Concevoir des produits et services spécifiques pour valoriser les collections audiovisuelles : banques d'image, portfolio et dossiers thématiques...
  • Comprendre les besoins du client, s'adapter à sa demande et conduire une négociation
  • Appliquer les dispositions légales, règlementaires et contractuelles du droit d'auteur et du droit à l'image
Les savoirs-être
  • "Avoir un oeil" (c'est-à-dire savoir lire et choisir une image)
  • Mémoire visuelle
  • Culture générale
  • Curiosité
  • Créativité et sens de l'esthétique
  • Sens relationnel
  • Sens de la communication
  • Autonomie et esprit de décision
  • Réactivité
  • Anticipation et force de proposition
 
Les outils
  • Logiciels de gestion de fonds documentaires spécialisés images
  • Logiciel de retouche graphique
  • Plans de classement et thesaurus
  • Catalogues et répertoires de fonds d'images
  • Outils de publication sur le web et de gestion de contenus
  • Logiciels bureautiques

Evolutions du métier

  • Evolution technologique : l'édition électronique et les nouvelles technologies a profondément modifié la chaîne documentaire de la production/acquisition à la diffusion des fonds d'images. En effet, un documentaliste audiovisuel doit être capable de gérer le passage d'un fonds manuel  en fonds numérique, ce qui exige des compétences en gestion de projet et des compétences dans des technologies qui évoluent rapidement.
  • Evolution structurelle : Les activités changent avec ce passage au numérique et au réseau Internet : implication plus forte dans la production et le travail éditorial, responsabilité de l'ergonomie de la diffusion en ligne et participation à la commercialisation.
  • Evolution juridique : la diffusion accrue d'images implique l'obligation de savoir gérer les droits liés à l'image.

Rémunération

 
Elle est très différente selon les postes occupés.
 
 En début de carrière, pour un salarié : entre 1200 et 1500 euros net mensuel.
 
Un iconographe free lance, (sachant que la profession offre peu de débouchés), est payé à l'acte, à savoir la cession des droits d'un document ou d'un lot de documents. Son salaire se situe entre 230 et 300 euros HT par jour ou honoraire, ou, en salaire brut, entre 120 et 150 euros par jour, selon la Charte des iconographes.
 

Liens et sources

Témoignage
Julien Bozzi, documentaliste iconographe et responsable de la photothèque et vidéothèque, Groupe Vinci (EBD promo 1998)
 
Quel a été votre parcours ?
Après un DEUG de lettres classiques, j’ai intégré l’Ecole de Bibliothécaires Documentalistes. Au bout de quinze jours d’enseignement, je me suis rendu compte que j’étais fait pour ce métier et la notion de service qu’il contient (notre métier peut se résumer par "mettre l’information au service d’autrui"). Embauché à la fondation Le Corbusier à la sortie de l'Ecole, j’ai été contacté pour travailler à l’Equipe TV. En passant par la pige, j’ai progressé vers un CDI qui a duré 5-6 ans et m’a permis de me spécialiser dans la documentation audiovisuelle et qui plus est dans le cadre très exigeant d’une chaîne de news. Enfin, j’ai répondu à une annonce d’un cabinet de recrutement pour Vinci. Cela fait près de trois ans maintenant que je suis à Vinci.

Quelles sont vos activités ?
La majeure partie de mon activité est constituée par des recherches iconographiques ou audiovisuelles. J’indexe également des vidéos et des photographies. Il y a aussi une partie production J’ai un pool d’environ 10 photographes et des équipes de caméramans en free-lance ou des sociétés de production que je sollicite pour des missions, afin de répondre aux besoins (suivi d’un chantier, problématiques à mettre en avant sur tel site etc.). J’effectue beaucoup de briefing et de débriefing avec mes photographes et/ou caméraman après chaque mission. Il m’arrive de participer aux montages des films. Parfois, il y a des projets ponctuels à monter comme dernièrement une exposition au sein du siège social de Vinci.
Le documentaliste audiovisuel doit posséder une mémoire visuelle importante, faire preuve de réactivité, de créativité, de disponibilité, de professionnalisme, de rigueur et avoir un bon relationnel. J'utilise des bases de données Lotus, le logiciel documentaire Phraséa, des logiciels de montage, l’Intranet Vinci qui comprend les sites des filiales et Internet.

Ce qui est essentiel, c’est d’être professionnel. Quand je suis arrivé à Vinci, il y a 3 ans, j’ai dû faire mes preuves en instaurant au maximum une relation de confiance avec les autres employés. Je me dois de traiter leurs demandes le plus rapidement possible et ce de manière fiable. Mon travail est basé sur une relation de confiance. Il faut toujours prôner le meilleur résultat pour le travail demandé. La qualité du travail et la passion pour son métier sont, je pense, des choses nécessaires permettant de se constituer doucement un réseau interactif.

Comment envisagez vous l’avenir du métier ?
Pour moi, on aura toujours besoin de documentaliste audiovisuel, ou même de documentaliste traditionnel. Internet ne pourra jamais remplacer la valeur ajoutée qu’apporte notre travail. Je suis sûr que le documentaliste audiovisuel a encore une longue vie devant lui.
 

Que conseilleriez vous à un jeune qui souhaiterait intégrer ce métier ?
Les stages sont très importants pour acquérir une expérience professionnelle. Mais il faut aussi « assurer » pendant le travail et montrer sa détermination et sa motivation. Mon expérience à la télévision m’a permis d’avancer. Le rythme et le degré de réactivité sont intenses mais il faut persévérer et y croire.