Un veilleur parle de son métier

François Nawrocky, conservateur affecté au bureau des politiques documentaires ; Ministère de la culture et de la communication, Direction du livre et de la lecture.
 
Lorsque je suis arrivé au ministère de la culture en 2004, sur un poste principalement administratif, j'ai progressivement mis en place une veille technologique qui m'était nécessaire pour développer et maintenir un bon niveau d'expertise dans les domaines relatifs à mes dossiers (réseaux, catalogues, bibliothèques numériques). J'ai été petit à petit identifié comme une personne ressource pour des innovations technologiques. Le service y a gagné en expertise et en réactivité.
La veille a donc été officiellement intégrée dans mes fonctions. On m'a aussi confié des sujets qui n'étaient pas à l'origine dans mon périmètre (par ex. le livre électronique).
 
Compétences et qualités qui me paraissent les plus importantes :
  • Sens de l'organisation
  • Capacité d'adaptation
  • Esprit de synthèse
  • Réactivité
 
Véronique Berton, Bibliothèque nationale de France, Département audiovisuel, Dépôt légal multimédias
 
Le multimédia est un secteur qui bouge tous les jours. Les activités de veille se développent considérablement (toujours plus de news à lire, plus de salons à visiter, de professionnels à contacter). Les responsabilités ont toujours été importantes car il faut répondre rapidement à des questions juridico-techniques toujours plus complexes. Il faut surtout constamment proposer, anticiper, lire beaucoup de presse spécialisée pas seulement celle qui concerne directement notre travail mais aussi ce qui ce fait dans le privé.
 
Ainsi les qualités nécessaires sont :
  • La motivation
  • Savoir gérer plusieurs dossiers en même temps et rester disponible et diplomate
  • Avoir autant d'intuition que de technique
  • Etre autonome
Mais tout cela est assez facile quand on aime ce métier et le travail en équipe est une sympathique contrepartie.