#2 Café Manager

Le jeudi 15 février 2024, les élèves de Master 2 Manager de l’Information Numérique de l’EBD ont reçu pour le 2e café manager Mme Lucie Montauzé, chargée matériauthèque et référente innovations numériques à RDAI : agence d’architecture, d’architecture d’intérieur et de design. Pendant 1h30, Lucie Montauzé nous a parlé de son parcours de formation et professionnel.

Un parcours de formation particulier :

Lucie a eu un parcours sinueux : elle a d’abord fait des études en graphisme (Master 2 design graphisme), avant d’effectuer une reconversion à l’EBD en préparant le titre de Gestionnaire de l’Information en alternance pendant 2 ans au Musée des Arts et Métiers.

A l’issue de son contrat, elle rejoint l’agence d’architecture en tant qu’assistante documentaliste et décide de suivre la formation de manager proposée par l’EBD pour gagner en légitimité en tant que manager auprès de son équipe. Elle termine ses études en 2020, pendant l’année Covid. A son retour à l’agence RDAI, elle a pris la sous-direction de la matériauthèque au bout de 6 ans d’évolution, elle a un statut de cadre.

Le choix de se réorienter à l’EBD après le Master de graphisme fait suite à son goût pour les livres et le graphisme, elle souhaitait devenir bibliothécaire dans l’intention de lier ses 2 passions. Lors de la formation à l’EBD, elle découvre d’autres métiers qui lui permettent de réaliser cet objectif.

Anecdote : sa grand-mère était élève dans l’une des premières promotions de l’EBD !

Ce que la formation à l’EBD lui a apporté pour son métier :

La formation en master 1  lui a permis de découvrir d’autres métiers que celui de bibliothécaire et l’a aidée par la suite à démontrer ses compétences dans ce domaine. Le master 2 lui a permis d’avoir une posture plus légitime en tant que gestionnaire de projet et manager, mais aussi de découvrir une diversité d’outils technologiques propres au métier.

La Matériauthèque au sein de RDAI : un service vital, polyvalent…et atypique

Le lieu :

Selon la description de Lucie, les bureaux de l’équipe des matériauthécaires ne ressemblent pas tout à fait à une bibliothèque ou un centre de documentation classique bien ordonné auxquels nous sommes habitués.  Il faut plutôt imaginer une grande caverne d’Ali-Baba, avec des échantillons de toutes sortes, et de toutes tailles posés “comme on peut” à même les étagères hautes de plusieurs étages. Pour récupérer un échantillon demandé, qu’il soit en marbre, en bois, en plâtre ou toute autre matière de la plus classique à la plus innovante (voire étrange), il ne faut pas avoir peur de grimper sur une échelle.

Autre différence (et non des moindres), la matériauthèque ne souffre pas d’un manque de visibilité ou de reconnaissance en interne. Elle constitue même un organe vital pour l’activité de l’agence : passage obligé pour les architectes en quête d’échantillons et d’échanges, c’est également un lieu de rendez-vous pour accueillir les fournisseurs et  les clients.

Ces particularités en font un lieu vivant et convivial qui entraîne des interruptions, et des sollicitations permanentes, peu propice à la  concentration des documentalistes !

L’équipe de RDAI se compose de 100 personnes à travers le monde, répartis dans différents services :

  • des architectes et designers,
  • un pôle technique qui vient en aide aux architectes pour que leur projets tiennent debout et respectent les normes,
  • un service communication,
  • un service de ressources humaines,
  • un service financier,
  • des supports de production.

Les architectes viennent confronter leurs idées à la matériauthèque à chaque début de projet, et y trouvent leur inspiration.

L’équipe :

L’équipe de la matériauthèque a beaucoup évolué en 6 ans pour pallier l’activité toujours plus grandissante. À son arrivée, elles étaient 2 en comptant la manager. Aujourd’hui, elles sont 5, dont plusieurs anciennes élèves de Master 1 de l’EBD !

Leur mission principale consiste à répondre aux besoins et aux questions des architectes en leur fournissant les matériaux dont ils pourraient avoir besoin. Pour cela, l’équipe s’occupe de l’organisation physique et intellectuelle de la matériauthèque : elle assure le stockage, le référencement, le classement et le rangement des nombreux échantillons fournis aux architectes.

La matériauthèque joue le rôle de “savoir-faire-authèque”, en amont des projets pour leur donner une orientation, et a une valeur patrimoniale.

Pour rappel, elle concentre une très grande diversité d’échantillons de matériaux plus ou moins courants (bois, pierre, textiles, matériaux innovants …) de différents formats  et volumes. Les matériaux sont en perpétuelle évolution, que ce soit pour des raisons d’esthétique, de recherche artistique, de maîtrise des coûts, ou de développement durable …

Le plan de classement évolue donc en permanence, ce qui le rend difficile à suivre. Au sein de la matériauthèque, l’étiquetage se fait par grande zone, mais au fil du temps, la classification s’affine avec l’arrivée de nouveaux matériaux (où doit-on laisser un matériau en bi-matière ?).

Bien que les matériaux gérés n’aient pas de valeur juridique, il reste important d’avoir une bonne connaissance du fonds pour être en mesure de se protéger contre d’éventuelles accusations, telles que le vol de propriété intellectuelle.

Elles assurent en parallèle

  • la numérisation qui permet d’alimenter la base de données et de partager les informations en interne et en externe.
  • la communication sur leur service “Material curator”
  • le montage d’exposition sur les salons et événements
  • une veille trimestrielle, proposée aux architectes, sur les découvertes de nouveaux matériaux.

En somme, le métier n’est pas de tout repos et nécessite un dos solide !

Et le rôle de Lucie, plus particulièrement ?

Une sous-directrice…

En tant que sous-directrice, Lucie veille au bon fonctionnement de la matériauthèque et au suivi de son équipe. Ne pas être officiellement la manager directe de l’équipe est un challenge lorsqu’elle est confrontée à des petites tensions liées aux promotions, à la répartition des missions et des responsabilités, mais essaie d’influencer les choses à son niveau. Elle cherche avant tout à cultiver l’esprit d’équipe au sein du service.

Si les cours de management du Master 2 de l’ebd lui ont présenté un panel d’outils à développer, Lucie a beaucoup appris sur le tas. La compétence la plus importante à ses yeux est son autonomie, ce qui lui permet de gérer seule les choses et d’avoir des idées.

Ce que Lucie aime dans son travail :

– Les tâches sont très diversifiées

– Les journées ne se ressemblent pas

 

Ce qu’elle aime moins :

– Il y a trop de missions pour pouvoir s’y consacrer entièrement et prendre le temps d’aller au fond des choses, cela peut être frustrant. Les interruptions et les sollicitations permanentes rendent la concentration difficile.

 

…les mains dans le cambouis

Outre ses responsabilités en tant que manager, elle est également chargée de la gestion de la base de données de la matériauthèque où sont répertoriés les matériaux disponibles, leurs caractéristiques et les fournisseurs associés (plus de 7000 références).

Son rôle est crucial ! En effet, en l’absence de service informatique dédié, c’est elle qui a mis en place l’infrastructure informatique actuelle, y compris la base de données actuelle, avec l’assistance de deux prestataires externes en informatique.

Concevoir ce système a par ailleurs fait l’objet de son mémoire de Manager de l’information numérique à l’EBD. Actuellement, elle assiste l’équipe dans la prise en main efficace de l’outil. Ce système a notamment permis le passage des catalogues papiers vers le tout numérique et d’optimiser de l’espace pour le rangement d’échantillons. Il propose ainsi aux architectes un accès immédiat et à distance de ces données, ce qui a été particulièrement précieux pendant les périodes de confinement.

Outre cela, Lucie gère une page Instagram qui promeut leur expertise via le nouveau service de ‘material curator’ (ou curation de matériaux) et propose des livrables sous forme de boîte d’échantillons pour ses clients.

En conclusion : 

À l’image des nouveaux matériaux innovants qui émergent, les nouveaux outils prolifèrent. Un groupe de travail incluant des architectes et des matériauthécaires réfléchit  actuellement à  l’usage de l’IA pour générer des rendus 3D à partir des plans et des échantillons disponibles à la matériauthèque.

Face à cette profusion de nouveautés, il faut se montrer curieux, ouvert à tout et développer une sensibilité aux outils numériques pour être capable de les comprendre et de les cerner, tout en gardant du recul sur l’outil, car ce n’est pas toujours la solution adéquate.

L’important reste de se faire plaisir : le travail est une façon de s’épanouir. Il y a des périodes plus compliquées que d’autres pour les embauches, il ne faut pas se précipiter et se faire confiance en se disant que tant qu’on s’investit il y aura des résultats 🙂

Rédactrices : Gwenn AVEZOU, Lorine MAZELLA, Lea NAVARRE-PERONNARD, Awa SOW, Jacinthe BONNAUD ( Promo 2024 Manager de l’information numérique)

Concours je filme la formation qui me plait

Concours je filme la formation qui me plait

L’enquête bouleversante du détective

Sous le haut patronage du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse,  du Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et du Ministère du Travail, du plein emploi et de l’insertion parrainé par des noms prestigieux, soutenu par des partenaires économiques engagés, JE FILME MA FORMATION est une occasion unique pour les établissements, leurs enseignants et leurs élèves, de faire découvrir les formations qu’ils dispensent et/ou reçoivent.

Et donc…

L’ebd a inscrit ses élèves Gestionnaire de l’information numérique au concours afin de réaliser une vidéo de 3 min dont l’objectif est de promouvoir l’école, ses formations et ses débouchés.
Chaque élève s’est pris au jeu de la réalisation, du montage vidéo à la performance d’acteurs et d’actrices.
Le tournage s’est entièrement déroulé dans les locaux de l’ebd mardi 30 janvier. Le film est encours de montage. Il reste quelques jours pour le peaufiner avant de l’envoyer et finaliser la candidature.
Les vidéos respectant le règlement sont proposées au jury pour la Sélection Officielle. Les films retenus en Sélection Officielle concourent pour les Trophées

Des trophées …

C’est lors de la cérémonie officielle que sont décernés les nombreux Trophées. Les meilleures vidéos de l’année seront récompensées par les Trophées DIAMANT, OR, ARGENT et BRONZE, qui seront remis au Grand Rex Paris (la plus grande salle de cinéma d’Europe), où sont attendus plus de 2500 jeunes.
Chaque film retenu en Sélection Officielle sera symbolisé par la plantation d’un arbre à Madagascar, dans le cadre de la reforestation voir opération « 1 film = 1 arbre« 

A suivre…

Les cafés manager

Les cafés manager

Qui est Vanadis Feuille ?

Lors du Café manager du 18 janvier dernier, Vanadis Feuille, responsable documentation et archives sonores chez RFI, est venue nous présenter son métier, son service et son rôle de manager, ainsi que sa vision de l’avenir de nos métiers.

Titulaire d’une licence d’Histoire (Université Paris Cité) avec spécialité histoire de l’Afrique subsaharienne, elle devient gérante d’un vidéo club pendant 3 ans. À 28 ans, elle reprend des études à l’IRTD (Institut Régional des Techniques Documentaires) à Rouen en spécialité documentation d’entreprise (formation à distance, via le CNED).

Après cette formation de 3 ans, elle effectue son stage de fin d’études à RFI, basé à Issy-les-Moulineaux, au service de la Documentation Écrite. Après plusieurs CDD, elle est embauchée en CDI.

Ce qu’elle aime dans son métier :

  • Pouvoir se cultiver sans cesse, être passeur d’information, avec l’idée de contribuer à l’élaboration de l’Histoire,
  • Archiver les actualités, car cela permet de les lier à l’histoire, sa première passion,
  • Fournir de l’information aux journalistes sans être dans la lumière,
  • Faire des recherches.

Ce qu’elle aime moins :

  • Le côté répétitif de l’indexation et de l’archivage,
  • Le côté solitaire et minutieux.

Son conseil :

Ne pas hésiter à envoyer des candidatures spontanées aux entreprises dans lesquelles nous aimerions travailler. Souvent, certaines candidatures ne sont pas publiées, elles sont pourvues en interne ou via les contacts.

De plus, elle nous conseille de montrer notre intérêt pour l’entreprise car beaucoup de candidats ne le font pas et cela permet de se démarquer des autres.

Le service Documentation et Archives sonores de RFI

Ce service comprend 10 employés qui sont documentalistes, recherchistes et archivistes. Ils possèdent une bibliothèque. Ils sont l’un des derniers services de documentation de presse.

Leurs missions principales :

  • Fournir de l’information vérifiée aux utilisateurs de RFI,
  • Archiver le patrimoine de RFI (ils n’archivent que certaines émissions).

Ces missions se concrétisent autour d’activités :

  • Lecture des périodiques,
  • Alimenter une base de données d’articles de presse,
  • Répondre aux demandes d’information des journalistes,
  • Réaliser des sélections d’articles.

Tous ces services ont une utilité en amont, pour la réalisation des émissions.

Le service des Archives sonores intervient également en aval des émissions par sa mission d’archiver une partie des émissions.

Les services qu’ils proposent :

  • Des revues de presses / sélections d’articles de presse,
  • Des questions/réponses,
  • Des produits documentaires (sélections d’articles et de sons),
  • Des nécrologies,
  • Des rétrospectives de fin d’année,
  • Des préparations de dossiers pour les journalistes qui partent en mission,
  • Des biographies pour préparer la venue d’intervenants.

Qui sollicite leurs services ?

Ces services ne s’adressent qu’au personnel de RFI, pas aux auditeurs. Le personnel est constitué de journalistes, du service communication, du service stratégie, et enfin de la Direction générale. Leur service étant très sollicité, ils doivent prioriser les demandes.

Les recherches ou demandes des journalistes seront toujours prioritaires par rapport à l’archivage. A la fin des années 2000, la mission d’archivage représentait 80% du travail et la recherche 20%. Aujourd’hui, la priorité est la recherche afin de répondre aux besoins des utilisateurs, et représente 80% du travail. Savoir faire des recherches est donc un critère principal de recrutement.

Leurs logiciels :

  • QWAM : outil pour la documentation écrite,
  • Un MAM (Media Asset Management), édité par la société Dalet.

Le fonds d’archives sonores est leur patrimoine, l’outil est chez eux, et ils font des versements réguliers à l’INA.

Leurs partenariats :

RFI a une convention avec l’INA car les archives de RFI relèvent du domaine public. Au bout d’un an, RFI verse ses archives à l’INA. En revanche, RFI a conservé sa sonothèque. Cette convention ne coûte rien à RFI car elle et son équipe entrent en amont les métadonnées des archives qu’ils doivent verser à l’INA. Cela leur permet ainsi de justifier l’intérêt de leur service et son existence.

Son rôle de responsable :

Vanadis Feuille appartient à un groupe de responsables de l’audiovisuel français (avec Radio France, France Télévisions, Arte…), ce qui leur permet d’échanger sur leurs pratiques ou leurs difficultés.

En tant que responsable du service, elle doit prioriser les recherches. Avant d’être la responsable, elle a occupé tous les différents postes du service, ce qui lui donne une légitimité supplémentaire à son poste de responsable. Connaître les journalistes est également une aide pour une responsable, car elle n’est plus impressionnée envers eux pour comprendre leurs demandes de recherches.

La posture de manager 

La posture de manager est difficile, surtout dans la gestion des conflits au sein de l’équipe. Étant donné qu’il s’agit d’une toute petite équipe, les tensions peuvent se propager très vite. Dans son expérience, les conflits résultent souvent d’une imprécision des périmètres de chacun. Son conseil est donc de bien définir le périmètre des missions de chacun dans l’équipe.

Il faut être conscient qu’être manager est une charge mentale importante. Outre les problèmes de gestion de RH et les gros enjeux qu’il peut y avoir avec la direction, il faut sans cesse défendre son service et ses intérêts. Quand elle a dû acquérir certains outils nécessaires à la poursuite de leurs missions, Vanadis Feuille a dû longtemps négocier auprès des différents responsables et démontrer sans cesse l’utilité d’une telle acquisition.

L’avenir avec l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle est utile, mais actuellement, c’est encore peu le cas dans nos métiers :

  • Concernant l’indexation, cela extrait des termes trop génériques (par exemple : France, politique…). Le risque est de créer du bruit, et nous ne pourrons plus rien retrouver ensuite. Vanadis Feuille est donc sceptique concernant l’utilisation de l’IA pour l’archivage.
  • Concernant l’audio transcription d’émissions, afin d’éviter d’avoir à écouter toute l’émission, ce point est discutable. Il n’est pas utile de tout transcrire, car cela crée des paragraphes importants de texte de 18-20 pages pour une émission de 40 minutes. Associé à de la recherche plein texte, cela génère beaucoup de bruit.

Notre valeur ajoutée par rapport à l’IA, c’est la sélection. Il est fort probable que des emplois ou des tâches documentaires disparaîtront à cause de l’IA, mais aucune machine ne pourra remplacer la capacité humaine à sélectionner.

 

 

Journée IA : Apports et limites de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’information-documentation

Journée IA : Apports et limites de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’information-documentation

Journée IA 

L’ebd et l’ADBS organisent une journée IA le mardi 27 février de 9h30 à 16h00.

Venez assister à une journée dédiée à l’IA, organisée conjointement par l’ebd-les formations de l’information et l’ADBS. Nous explorerons les possibilités et les défis de l’intelligence artificielle dans le domaine de l’information-documentation. Rejoignez-nous à l’ebd-les formations de l’information, le mardi 27 février de 9h30 à 17h00, au 3 Rue de l’Abbaye, 75006 Paris.

Un accueil café/ viennoiserie est proposé dès 9h15.

Cette journée d’étude sera l’occasion de découvrir comment l’IA peut améliorer et transformer notre façon de gérer et d’accéder à l’information. Ne manquez pas cette opportunité d’en apprendre davantage sur ce sujet d’actualité.

Au programme :

→ Matin : 9h30- 12h30 : Conférence : premier bilan sur l’IA générative

Intervenants :

  • Claude Aschenbrenner, consultant en management visuel et management de connaissances
  • Christophe Willaert, consultant en veille stratégique, transformation digitale et ingénierie de l’information, Cyberlabe

Premier bilan sur l’IA générative :

  • Rappel historique
  • Cartographie des controverses en IA en s’appuyant sur les travaux de Médialab de SciencesPo
  • Décrypter la pensée magique autour de l’IA générative

Focus sur 2 cas d’usage : GPTs, tous promptologues ?

→ Après-midi : 14h-16h : table ronde sur les applications de l’IA dans le secteur de la gestion documentaire

L’IA a plus de 50 ans mais ses concepts sont encore mal connus alors que ses applications concrètes sont aujourd’hui nombreuses dans tous les secteurs d’activité de nos sociétés.

Son application dans le domaine de la documentation a dépassé le stade de l’expérimentation et l’IA intègre peu à peu le quotidien des bibliothécaires, documentalistes et archivistes.

Qu’ils travaillent dans le secteur privé ou public, dans les bibliothèques ou autres centres de documentation, les professionnels de la gestion documentaire sont appelés à maîtriser de nouveaux outils et à développer de nouvelles compétences pour répondre aux nouvelles exigences de leur métier.

Pour en témoigner, nous recevons des professionnels de la gestion de l’information qui présenteront des exemples d’applications de l’IA dans le domaine du droit et des bibliothèques et s’interrogeront sur les répercussions de l’IA sur la gestion des données au sein des organisations ainsi que sur la transformation du rôle et des compétences des professionnels de la documentation ?

Intervenants :

  • Bénédicte Baudot-Soubrane, digital Information Manager, cabinet GBS Disputes
  • Luc Bellier, directeur adjoint des bibliothèques de l’université Paris-Saclay
  • Stéphane Cottin, Chef du service de la documentation et de l’aide à l’instruction, Conseil constitutionnel
  • Jean-Philippe Moreux, expert scientifique Gallica, BNF

→ 16h15-17h : synthèse du sondage réalisé auprès des élèves et des professionnels et débat sur l’impact de l’IA sur nos pratiques professionnelles et nos métiers.

Le questionnaire en ligne : https://framaforms.org/journee-intelligence-artificielle-ia-27022024-ebdadbs-formation-gestionnaire-de-linformation

Pour vous inscrire 

et

Table ronde sur les métiers de la documentation audiovisuelle

Table ronde sur les métiers de la documentation audiovisuelle

Table ronde sur « les métiers de la documentation audiovisuelle » le 11 décembre de 13h30 à 16h30

Dans le cadre des journées thématiques proposées par l’ebd tout au long de l’année, une table ronde sur les « métiers de la documentation audiovisuelle » s’est déroulée le lundi 11 décembre, de 13h30 à 16h30, dans ses locaux.

💡 L’objectif est de faire découvrir la réalité des métiers de la documentation audiovisuelle en présentant concrètement les missions, activités et compétences nécessaires pour exercer ces fonctions.

Nos speakers :
Maëlis Caron, consultante documentaire DAM, Keepeek (alumni ebd, promotion 2020)
Dominique Devoille, responsable de la documentation, GROUPE M6
Angélique Durand, cheffe du service médias et ressources numériques, Universcience
Ludivine Pelletier, responsable banque d’images, Groupe Caisse des Dépôts

Après une présentation de chacune et chacun, les participants ont pu échanger sur les compétences nécessaires pour exercer dans ce domaine, les spécificités et la diversité des métiers ainsi que les perspectives d’évolution liées aux thématiques d’actualité (IA, sobriété numérique…)

 

Réaliser une VAE : une forme d’introspection professionnelle

Réaliser une VAE : une forme d’introspection professionnelle

Marie-Laure André-Bourguet, Responsable Pôle Veille et Gestion des Connaissances à l’Inspection générale des affaires sociales, a suivi et obtenu  le titre certifié de Gestionnaire de l’information de niveau 6 par la validation des acquis de l’expérience (VAE) au sein de l’ebd.

Nous lui avons posé quelques questions sur son parcours, sa formation et pourquoi valider des compétences par la validation des acquis:

  • Quelle est votre nouvelle profession/ situation après l’obtention de votre titre ?

Cette VAE ne m’a pas conduit à exercer une nouvelle profession , ni à occuper un nouveau poste mais elle a tout de même permis de conforter mon expérience en tant que professionnelle de l’information santé (au sens large, puisqu’elle englobe désormais le champ du social). Cela accompagné la prise en charge de la responsabilité du Pôle Veille et gestion des connaissances. En effet, j’ai été recrutée en Janvier 2022 pour occuper un poste de Chargée de veille avec une évolution de ce poste  vers une fonction de management et donc de Responsable du Pôle Veille. J’exerce cette nouvelle responsabilité depuis le 1er Juillet 2022. Le titre de la VAE m’a permis d’asseoir mon expérience auprès de ma hiérarchie et donc de certifier mon niveau d’expertise acquis lors de ces années d’expériences dans différentes sociétés.

  • Comment l’avez-vous financée et que vous a-t-elle apportée ?

Ma VAE a été financée suite à un licenciement économique, dans le cadre d’un processus de formation (Contrat de sécurisation professionnel) destiné à retourner dans l’emploi. Il s’agissait pour moi de me repositionner sur le marché du travail en tant que professionnelle de l’information-documentation senior. La formation aux nouvelles technologies de l’information est indispensable dans un monde en pleine mutation. Je devais relever le défi très important que constitue celui du retour à l’emploi lorsqu’on est senior  et également parvenir à maintenir des compétences à un niveau satisfaisant. Cela devait me  permettre de reprendre un poste expert dans un délai raisonnable. L’idée de la VAE s’est donc présentée à moi comme une opportunité de valoriser mes expériences professionnelles précédentes, de faire le point sur les éventuelles compétences à acquérir pour la mener à bien. Auparavant, lors des entretiens professionnels avec mon Manager de l’époque, j’avais déjà envisagé cette possibilité.

  • Comment résumeriez-vous votre évolution professionnelle ?

Mon évolution professionnelle s’est construite au fil des opportunités professionnelles rencontrées. Toutes m’ont fait « grandir » et m’ont apporté . Mon expérience dans la presse médicale( Quotidien du médecin, leader de la presse chez les professionnels de santé) a été mon premier contact avec le métier de documentaliste et ma première approche du monde de la presse et des médias. J’y ai beaucoup appris dans le domaine de la santé et de la médecine ,au contact des journalistes et des médecins. Mes expériences suivantes m’ont conduit vers l’industrie pharmaceutique ;j’ai pu acquérir une bonne connaissance des laboratoires, de leur environnement,  une expertise dans certaines pathologies et traitements. Mon poste actuel dans le vaste champ des Affaires sociales me permet d’explorer les domaines du social, et du médico-social (travail, de l’enfance, de la formation, cohésion sociale, de la famille, des politiques sociales…). Je découvre également l’univers de la fonction publique d’Etat avec l’Inspection Générale des Affaires sociales, la haute fonction publique. Mon évolution me semble cohérente et m’a toujours permis de me sentir épanouie et engagée dans mes postes.

  • Quel bilan tirez-vous de cette évolution ?

La VAE est un exercice difficile exigeant, assez compliqué à mener de front avec une activité professionnelle exigeante. D’ailleurs, peu de candidats s’aventurent sur ces terrains difficiles. J’étais à l’époque en prise de poste quand j’ai commencé cette validation des acquis. Il est également complexe de reconstituer les preuves de ses expériences professionnelles passées. Il m’a fallu faire montre de persévérance et de volonté. L’accompagnement de coaching a été très stimulant pour moi, me redonnant le courage de poursuivre dans les moments difficiles. J’ai pu étaler la validation des quatre blocs de compétences sur 2 ans ; cela m’a permis de pouvoir me perfectionner et acquérir de nouvelles compétences. Je tire un bilan plutôt positif de cette évolution qui m’a permis de gagner en confiance, et d’avoir une vue complète de mes compétences et forces professionnelles. Cette VAE constitue une forme d’introspection professionnelle et un bel accomplissement de soi dans un monde du travail en pleine mutation et dans lequel les carrières sont plus longues.